Vicomté de la Tour du Pin et Baronnie de Sainct-Priest

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 [HRP]Le règne de la Tour du Pin sur le Dauphiné

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Demons
Escuyer
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Date d'inscription : 07/06/2006

MessageSujet: [HRP]Le règne de la Tour du Pin sur le Dauphiné   Dim 3 Déc - 21:26

Les Dauphins de la TOUR du PIN "règnent pendant 67 ans"


1. Humbert Ier "régnant entre 1282-1306"


En devenant Dauphin, Humbert contribue à l'élargissement du domaine delphinal en intégrant sa baronnie de La Tour du Pin, ce qui coupe les communications entre la Bresse et la Savoie, deux domaines du comte de Savoie.
En 1282, ne pouvant tolérer cette nouvelle entrave, le comte entre en guerre ouverte avec son voisin. Cette guerre, comme la plupart des conflits médiévaux, n'est qu'une succession de chevauchées, terme consacré pour désigner des incursions en territoire ennemi destinées à ravager les récoltes et semer la terreur parmi les habitants.
En 1283, les mandements du Haut Grésivaudan sont touchés par une succession de chevauchées savoyardes contre Avalon, Bellecombe et La Buissière. Le château d'Avalon est assiégé mais la défense héroïque d'une compagnie d'arbalétriers grenoblois empêche sa prise.
En 1286, cette guerre s'achèvera par le traité de Paris.
Cette même année le châtelain de Bellecombe, Aimeric de Briançon, est pressé par le comte de Savoie pour lui rendre hommage, ce qu'il fait. Cela signifie que le mandement de La Buissière et son château redeviennent la première ligne de défense du domaine delphinal sur la rive droite. Ne pouvant accepter cet empiétement sur ses terres, Humbert Ier propose un habile marché à Aimeric consistant à l'échange de son mandement de Bellecombe contre celui de Varces.
En 1289, Bellecombe devient ainsi définitivement Dauphinois, pour la plus grande fureur du comte de Savoie, Amédée Le Grand.
Décidé à se venger, Amédée Le Grand attaque et détruit le bourg de Bellecombe, passant ses habitants au fil de l'épée. Poursuivant sa chevauchée en Grésivaudan, brûlant les granges et les maisons qu'il rencontre, il met le siège devant le château de La Terrasse défendu par le châtelain Hugues d'Arces. L'assaut dure une journée entière mais il échoue, laissant de nombreux soldats morts. Battant en retraite, il incendie Barraux et rase le donjon Dauphinois qui était construit à l'emplacement de l'actuel Fort Barraux. Ce dernier acte de vengeance le perdra, car le temps passé à la démolition du donjon est mis à profit par Humbert Ier qui, ayant réuni une petite armée de secours composée notamment de nobles et chevaliers de La Buissière, vient lui tendre une embuscade dans le bois de Servette entre Barraux et Chapareillan. Laissant passer l'avant garde savoyarde, il tombe sur le restant des troupes d'Amédée qu'il met en déroute, en tuant un grand nombre et faisant une multitude de prisonniers. Ce conflit prend fin en 1293 par le traité de St Jean de Moirans.
Pour avoir entrepris des expéditions guerrières contre le comte de Savoie et avoir accablé ses sujets de péages abusifs, Humbert tombera sous le coup d'une triple excommunication. Ceci ne l'empêchera pas de finir sa vie à la chartreuse de Val Ste Marie en 1306 en laissant le pouvoir à son fils Jean.

2. Jean II "régnant entre 1306-1318"




L'œuvre politique principale de ce Dauphin est de jalonner la frontière delphino-savoyarde de villes neuves fortifiées pour renforcer sa défense. Jean II veut utiliser la trêve entre Dauphiné et Savoie pour renforcer une frontière qui n'était jusque-là défendue que par des arbres. Cette politique est identique à celle pratiquée par les rois d'Angleterre en Aquitaine à la même époque. Il essaie d'y attirer, par des concessions de terres prises sur la forêt et de droits d'usage pour la construction des maisons, des habitants qui sont tenus, en échange, aux chevauchées à faible distance et à l'entretien de leurs remparts pour résister aux incursions savoyardes. En accordant des franchises à ces bourgs, il attire et fixe les habitants sur place, participant ainsi à la défense du territoire.
C'est à cette époque que les bourgs de La Buissière et Avalon sont ceinturés d'un rempart formant ainsi un bourg castral. Ce mur est financé par les bourgeois eux-mêmes qui payent une redevance en nature appelée « vingtain » qui est levée pour la première fois en 1310. La charte de franchise de La Buissière est concédée à la même époque par ce Dauphin entre 1308 et 1315. Jean II se rend souvent à La Buissière au cours de son règne, vraisemblablement pour vérifier l'avancement des travaux de fortification.

3. Guigues VIII "régnant entre 1318-1333"




En 1318, Guigues est un enfant de neuf ans quand son père meurt en Avignon. La régence est assurée par son oncle Henri Dauphin jusqu'en 1323.
Chevalier et combattant hors pair, Guigues remporte en 1325 à Varey, près de Pont d'Ain, une victoire éclatante contre les milices savoyardes alors qu'il n'est âgé que de seize ans et qu'il est encore sous la tutelle de son oncle. Voici l'histoire:
· Le comte Edouard de Savoie avait envahi les terres de Hugues de Genevois, seigneur d'Anthon, et mis le siège devant le château de Varey. Le Dauphin se hâte de porter secours à son vassal accompagné de nombreux chevaliers buisserands Une grande bataille s'engage sous les murs du château, dans la plaine de St Jean le Vieux. Les Dauphinois restent maîtres du champ de bataille et d'un grand nombre de prisonniers, parmi lesquels :
Þ Robert comte de Tonnerre, frère du duc de Bourgogne,
Þ Jean de Chalon, comte d'Auxerre.
Þ Le comte de Savoie lui-même avait été pris par le sire de Tournon et Auberjon de Mailles. Il fut délivré par Guillaume de Bocsozel.
Comme son père, Guigues VIII passe une fois par an à La Buissière pour inspecter son châtelain et s'assurer de la bonne perception de ses revenus. A son retour de Varey, il confirme les privilèges obtenus par les habitants du mandement en récompense de leurs bons et loyaux services.
L'influence française se renforce sous son règne, par son mariage avec Isabelle, fille du Roi Philippe V le Long. Philippe VI de Valois lui confie le commandement du Septième Corps de bataille comprenant 12 bannières à la bataille de Cassel en 1328 où les tisserands flamands de Gand sont écrasés par la chevalerie française. Pour le récompenser de sa bravoure, le roi lui cède la Maison aux Piliers en place de Grève à Paris.
De 1325, date de la bataille de Varey à sa mort en 1333, Guigues sera en conflit quasi permanent avec son voisin savoyard. Les raids et opérations de représailles se succèdent, comme l'incendie du bourg de St Pierre d'Allevard par les troupes du duc de Savoie le 18 décembre 1325. Ceci n'empêche pas quelques trêves, comme celle signée le 15 Janvier 1328 entre le Dauphin et le Comte de Savoie Edouard pour quelques semaines (l'acte précise du "lundi 18 Janvier jusqu'à la quinzaine de Pentecôte") à La Buissière dans la maison de Jean de Cossonnay en présence de divers témoins dont Guy de Grolée, seigneur de Neyrieu, Jean Humbert jurisconsulte et Humbert Pilat, notaire delphinal et originaire de La Buissière.
Dans les années qui suivirent la bataille de Varey, le règlement des rançons des nombreux chevaliers savoyards faits prisonniers donne lieu à des négociations sans fin dans lesquelles une requête est faite en 1329 par le procureur du Dauphin pour que lors du règlement du contentieux entre son maître et le comte de Savoie, les hommes d'Avalon, La Buissière et Bellecombe capturés au préalable fassent partie de la transaction.
En 1333 (date non certaine), après le siège de la Perrière, il meurt à Voiron. Il laisse à son frère un Etat puissant.

4. Humbert II "régnant entre 1333-1349"






Humbert II a vingt ans lorsqu'il succède à son frère. Il n'avait pas l'ardeur guerrière de son frère et se rangeait plutôt dans le camp des pacifiques. Le prince des clercs, qui n’était pas destiné à devenir Dauphin, succédait au prince des chevaliers. Il avait passé sa jeunesse à la cour de Naples où il avait pris goût pour le luxe et les plaisirs du "quattrocento" italien. Il entretenait une cour fastueuse à Beauvoir en Royans qui, si elle préfigurait celles des princes italiens du siècle suivant, n'était pas encore admise de ce côté des Alpes. A la différence de ses prédécesseurs, Humbert ne mène plus cette vie itinérante d'un château delphinal à l'autre et préfère rester à Beauvoir en Royans. Dès 1341, la visite des châteaux est confiée à un délégué à l'inspection des œuvres delphinales. Le Haut Grésivaudan perd l'habitude de voir son Dauphin tous les ans.
Il avait vidé les caisses de son Trésor pour organiser une vaine Croisade en Terre Sainte, quarante ans après le départ des derniers chrétiens de Saint Jean d'Acre.
En 1335, après la perte de son fils unique André âgé de 3ans (tombé d'une fenêtre au château de Beauvoir en Royans), Humbert abandonne vite l'espoir d'avoir une descendance.
Dès 1337, il projette de céder son héritage. Les difficultés financières s'accumulant, Humbert fait procéder à l'inventaire de ses biens en 1339 dans le but de vendre sa principauté au Pape Benoit XII. Mais la transaction échoue.
Sa femme succombe à la peste au cours de la croisade en 1346; il rapporte d'ailleurs probablement cette même peste au retour de la croisade (1347)
Finalement, c'est au Roi de France Philippe VI de Valois que le Dauphiné est cédé, dans la ville de Romans (sur Isère) le 16 juillet 1349. Pour sauver les apparences, la cession est appelée "Transport". L'acte de confirmation de cession est rédigé par le secrétaire particulier du Dauphin, Humbert Pilat, natif de La Buissière et propriétaire d'une maison forte.
Humbert entre alors dans l'ordre de St Dominique et aspire à devenir évêque de Paris, voire pape lorsqu'il meurt à 43 ans en 1355. Pierre de Salvaing, seigneur du Boissieu, fut l'un des conseillers de Humbert II qui décidèrent ce prince à préférer le Roi Philippe de Valois aux autres princes voisins dans la résolution qu'il avait prise de se choisir un successeur hors de sa famille. Aussi en fut-il récompensé par le roi qui l'autorisa à ajouter à ses armes une bordure d'azur semée de fleurs de lys d'or.
Pour s'assurer que le Dauphiné, devenant fief du fils aîné du Roi de France, ne soit pas assimilé à n'importe quel autre domaine du souverain, Humbert instaure un "Statut Delphinal" qui exempte les Dauphinois de nombreuses taxes et impôts. La défense de cette constitution particulière sera l'objet principal des discussions du parlement provincial dans les siècles qui suivirent.
Il semble qu'Humbert ait demandé que l'héritier du royaume de France porte le nom de sa province. En prenant le nom de Dauphin, Charles, le futur roi Charles V, fils de Jean, duc de Normandie, pas encore le roi Jean II le Bon, écartela l'emblème animal du Dauphiné avec les lys de France, créant ainsi un nouveau blason.
Il faut rendre justice à ce dernier Dauphin tant décrié. Il fut le créateur des premières institutions centrales dans le pays :
· Dès 1337, il établit à Saint Marcellin un conseil delphinal dans lequel ne siègent que des juristes. Ce conseil réunissait plusieurs attributions:
Þ Un conseil d'état,
Þ Une chambre des compte,
Þ Un parlement.
Ce conseil jugeait en dernier ressort et remplaça la juridiction rivale des seigneurs qui n'avait guère ménagé les intérêts du peuple. Ce conseil était composé de:
Þ Un président (chancelier du Dauphiné),
Þ Un procureur fiscal,
Þ Deux conseillers légistes,
Þ Quatre hommes d'armes.
Ce conseil est transféré plus tard à Grenoble et devient le parlement.
· En 1339, Il crée l'université de Grenoble.
· En 1340, sur le modèle napolitain et français, il crée une chambre des comptes. La chancellerie aussi reçoit une organisation rationnelle.
Ses dettes n’étaient ni plus, ni moins importantes que celles de tous les princes de ce temps. C’est surtout d’autorité qu'il a manqué, il n'a pu imposer sa volonté aux ecclésiastiques, aux nobles ou aux communautés.
Alors que cinquante ans de guerres n'ont pas suffit à régler le conflit delphino-savoyard, le Roi de France obtient une paix solide dès 1355.
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Demons
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MessageSujet: Re: [HRP]Le règne de la Tour du Pin sur le Dauphiné   Dim 3 Déc - 21:30

A travers l'histoire

Dès l'époque gallo-romaine, La Tour du Pin était située sur des voies de communications stratégiques : elle était en effet, traversée par la voie qui reliait Lyon et Vienne à Milan.

Au Moyen Age, un important château se dressait sur les hauteurs de la ville. La Tour du Pin était alors une puissante baronnie des barons de la Tour dont l'un d'entre eux, prendra le titre de Dauphin.
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Demons
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MessageSujet: Re: [HRP]Le règne de la Tour du Pin sur le Dauphiné   Dim 3 Déc - 21:31

Les seigneurs du Viennois appartiennent successivement aux familles d’Albon de 1029 à 1161, puis de Bourgogne de 1162 à 1281, et enfin de La Tour Du Pin de 1281 à 1349. Humbert II de La Tour Du Pin n’ayant pas d’héritier, cède ses possessions au Roi de France, avec la condition que le fils aîné du souverain en soit le gouverneur. Le titre de Dauphin devient ainsi le symbole héréditaire du trône de France pendant six générations, jusqu’à l’avènement de Louis XI en 1461. Ce dernier rattache purement et simplement la province au royaume, le titre de Dauphin ne désigne plus alors que l’héritier du trône de France.
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